Faisons fi des allégations accompagnant la sortie du nouvel album de Weezer. Que Rivers Cuomo ait décidé d’assouvir des besoins spirituels et religieux à défaut d’assouvir des besoins plus traditionnellement bestiaux ne regarde que lui. Ce qui compte, c’est le contenu de ce cinquième album. Déjà on constate que la composition du groupe est la même que sur le quatrième album. Et, deux line-up similaires,ce n’est pas arrivé souvent dans l’histoire du groupe. Stabilité et donc efficacité.
L’album s’ouvre avec le hit single "Beverly Hills". Pas forcément du meilleur goût et un peu déstabilisant. Heureusement ( ?) le reste est moins surprenant et à l’écoute de "Perfect Situation", on replonge dans l’univers délicieusement connu du meilleur groupe de pop punk du monde entier. Les titres s’enchaînent parfaitement, les ingrédients Weezer sont là, les petits gimmicks de guitare, les mélodies vocales poussées et soignées, les paroles un brin mélancoliques sur les valeurs de l’amitié, les choeurs bien en place, et surtout cette rythmique basse batterie plus qu’impeccable. Viennent s’ajouter à toutes ces gourmandises quelques passages un poil new wave ("This is such a pity") et bien sûr les traditionnelles ballades rock, "Hold me", et surtout la superbe "Haunt you Every Day" qui clôture l’album (Weezer est d’ailleurs un des rares groupes qui fait des tubes pour finir ses disques).
Cet album est plus que recommandable. Pour compléter ce petit moment d’euphorie que seul Weezer peut nous procurer, notons leur passage imminent, le 8 juin à l’Olympia de Paris.
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