Sin City est une ville infestée de criminels, de flics ripoux et de femmes fatales.
Hartigan s’est juré de protéger Nancy, une strip-teaseuse qui l’a fait craquer.
Marv, un marginal brutal mais philosophe, part en mission pour venger la mort de son unique véritable amour, Goldie.
Dwight est l’amant secret de Shellie. Il passe ses nuits à protéger Gail et les filles des bas quartiers de Jackie Boy, un flic pourri, violent et incontrôlable.
Certains ont soif de vengeance, d’autres recherchent leur salut. Bienvenue à Sin City, la ville du vice et du péché.
Sin City, la ville du vice et du pêché : avec un titre pareil, même sans n’avoir jamais rien lu du comic-book de Frank Miller dont le film est adapté, on peut s’attendre à du crade, du méchant et du pas beau. On ne sera pas déçu sur ce point puisque les antihéros, caricaturaux à mourir, versent allégrement dans l’immoralité la plus jouissive, usant et abusant de tortures et démembrements aussi subtils que variés, ultra violence, scènes gore et répliques salaces sont au menu des réjouissances. Passons sur les vrais vilains, au-delà de tout ce qu’on à l’habitude voir au rayon psychopathes !
Véritable BD transposée au cinéma, les images en noir et blanc très contrasté sont déchirées d’éclairs de couleurs primaires, et les effets spéciaux bien qu’omniprésents se font oublier au profit d’un esthétisme ultra poussé. Le film flatte l’œil sans retenue mais le fait sans aucune prétention, au service d’un univers parfaitement rendu et réussi. La distribution impressionnante parvient à donner un peu de profondeur à ces personnages de bd un peu légers, en particulier Mickey Rourke méconnaissable dans le rôle de Marv.
Des personnages givrés évoluants dans un univers décadent, un mélange d’humour et de violence à la Tarantino (présent en guest à la mise en scène), ce cocktail détonnant vous fait passer deux heures bien rokenrol. Un film à ne surtout pas bouder, bien évidement déjà culte, on en parlera pendant longtemps !
