Paris. Eté 2005. Pas un concert à se mettre sous la dent depuis plus d’un mois excepté les grandes messes grand public de Paris-Plage. La tension est palpable. Les punks et autres rockeurs sont en manque de son et la depression est proche pour certain(e)s.
Un concert en ce pluvieux jeudi 25 août relève donc d’utilité publique. Et pour bien faire les choses, ce sont les Suprêmes Dindes qui nous font la joie d’inaugurer l’automne culturel parisien. La vie est bien faite, mais pas la Guinguette Pirate. Pour les raisons expliquées plus haut, il y a beaucoup de monde qui s’est deplacé. Du coup, on y voit pas grand chose et il faut se contenter de la musique. Quelques hymnes rokenrol engendrent la mobilité des premiers rangs ce qui permet à ceux du fond d’y voir un peu plus clair et de pouvoir participer plus activement à la belle ambiance de la soirée. Le set des Suprêmes Dindes est, à mon souvenir, à peu près le même qu’en juin à l’Elysée Montmartre. Très rock au début, avec dérapage sur la fin vers un subtil mélange de rock frénétique au tempo évoquant des beats electro ou disco. Beaucoup d’énergie donc, beaucoup de danse, des jolis slams, des poitrines nues qui gambadent allègrement,libérées de tout carcan oppressant, de la sueur et trop peu de bière.
Un bien bon concert de rentrée donc.
En même temps, à St Cloud, avait lieu le festival Rock en Seine, avec plein de gros groupes enormes en tête d’affiche. Il paraît qu’il faisait froid et boueux. Nous, au moins, on a eu chaud et on a vu du vrai rokenrol.
Les photos de ROKENROL