Stupeflip à l’Abordage

Evreux, le 28 octobre 2005

De la fumée, beaucoup de fumée, on ne voit plus que ça, une lueur bleue et quelques lumières. Un fogger poussé à fond fait tout disparaître. Deux yeux lumineux de déplacent lentement vers nous, on distingue le corps ovoïde de « la chose » qui contourne un totem, s’approche et semble nous saluer. Non, nous ne nous sommes pas reconvertis dans la chasse aux extraterrestres ou la chronique de série Z. C’est le début d’un concert de Stupeflip.

Un concert qui ressemble plus à un spectacle, avec pleins de monstres, de têtes coupées, d’armures en papier alu. Le Crew de la région sud envahie la scène, pendant qu’un écran géant derrière eux projette de mystérieuses images venues d’ailleurs. On était pourtant prévenus : Stupeflip n’est pas un groupe, c’est un Crew, c’est une religion, la religion du Stup. D’étranges personnages masqués vénèrent un totem pendant que d’autres fracassent des frites géantes sur scène ou sur les imprudents du premier rang. Dehors c’est le déluge, à l’intérieur la température monte, l’humidité ruisselle sur les murs. Le public relativement jeune est à fond.

King Ju, Cadillac et Mc Salo lâchent la sauce, ça envoi sévère dans le plus pur style Stupeflip, trop original et barré pour être catalogué, mais définitivement Rokenrol ! Stupeflip enchaîne presque uniquement les titres de leur deuxième album, ne reprenant du premier que « A bas la hierarchie » et « Stupeflip », et achèvent le concert (et la salle) en massacrant jouissivement à cappela leur tube FMesque « Je fume pu d’shit ».

Stupeflip en concert c’est quand ils veulent, où ils veulent. Même pas peur.

Pour les photos de monstres, c’est par ici.