Trois ans sont passés depuis notre dernier festival de Marne, qui fête cette année ses 20 ans. Cette édition 2006 sera elle à la hauteur de nos très bons souvenirs, qui comptent entre autres Parabellum et les Wampas ?
Première impression en arrivant sur le parc des Sport de Choisy le Roi, l’affluence semble moins importante que par le passé, le parking est presque vide et il n’y a aucune attente aux guichets. Pourtant un premier groupe est déjà passé, et les Burning Heads attaquent leur set.
Les concerts alternent d’un chapiteau à l’autre sans aucun temps mort, bravo pour ce modèle de bonne organisation. On peut en profiter pour saluer les efforts faits pour la sécurité avec des fontaines à eau et des alcootests en libre service au milieu du festival, preuve qu’on peut être rokenrol sans être irresponsable. D’abord très clairsemé, le public se densifie au fur et à mesure de la soirée, mais l’ambiance reste celle d’un festival à taille humaine, décontractée et agréable.
On attaque avec Fancy, une découverte pour moi. C’est original, musicalement ça assure et ils ont un jeu de scène très pro et très glam. Un groupe intéressant, passera-il aussi bien sur album ?
Suivent les Neurotic Swingers, une découverte également, et une très bonne suprise pour le coup ! Du bon punk’n’roll des familles, tout en anglais, ça envoie sévère ! Un punk-garage façon Hatepinks avec quelques mélodies proches de Green Day, le mélange prend très bien.
On me vantait depuis un moment le talent des Fishbone, les voici prêts à démarrer sous le grand chapiteau. Effectivement ça dépote, peut être surtout par ce que ça change de ce qu’on a l’habitude voir dans ce genre de festival, mais je me suis rapidement ennuyé.
Le set de Guerilla Poubelle, attendu avec frénésie par une foule de jeunes fans arborant des t-shirts à l’effigie du groupe, a été "trop" : trop chaotique, trop d’interventions du chanteur entre les morceaux, trop de slameurs idiots sur scène, trop de temps morts. On a quand même eu droit entre les interludes oratoires à quelques titres bien envoyés, pour nous rappeler qu’ils sont capables de faire aussi du très très bon.
Les Wampas qui terminent la soirée constituent décidemment une valeur sûr en tête d’affiche. Toujours la même énergie aussi brute que communicative, le même bonheur évident d’être sur scène et de faire du rock’n’roll. Lorsque le batteur des Fishbone, visiblement enthousiasmé par le concert, fait irruption sur scène totalement nu, Didier Wampas choqué feint d’arrêter le concert, mais reviendra terminer « les bottes rouges » en improvisant des paroles à l’attention du joyeux perturbateur. Le public est conquis.
Pari gagné cette année encore, le festival ne nous a pas déçus. Retrouvez toutes les photos dans la galerie Rokenrol.